La chancelière Angela Merkel a souligné que cet important plan de soutien avait pour but d’apporter une nouvelle confiance sur les marchés. Elle a également précisé qu’il ne s’agissait pas uniquement de stabiliser le système financier et a déclaré « le train de mesures du gouvernement fédéral est destiné à protéger les citoyens – et non l’intérêt des banques ». La loi relative à la stabilisation du marché financier a été adoptée vendredi (17.10.), en toute hâte. En l’espace d’une journée, le Bundestag, avec une large majorité, et l’ensemble du Bundesrat ont donné leur approbation. La loi a pu entrer en vigueur dès samedi, après la signature du président fédéral.
Les banques allemandes touchées par la crise financière internationale qui auront recours à ces fonds publics, limités à fin 2009, devront toutefois apporter certaines contreparties et remplir des conditions strictes. Cela comprend par exemple un plafonnement des salaires des dirigeants à 500000 euros annuels. De plus, pendant toute la période de redressement, il doit être renoncé aux paiements de bonus et aux versement de dividendes. Avec ces fonds, le gouvernement fédéral vise à ce que le secteur financier allemand, à l’avenir, réduise ou renonce complètement aux opérations à risque élevé.
Le ministre fédéral des Finances Peer Steinbrück a défendu ce plan de soutien adopté rapidement et qui a été établi en étroite concertation avec les pays membres de l’Union européenne et les Etats du G7. Steinbrück a montré clairement que les mesures sont nécessaires pour éviter des dommages à l’Allemagne. Le ministre fédéral des Finances a précisé que, compte tenu des grandes inquiétudes, il s’agit de rétablir rapidement la confiance dans les marchés et d’y assurer le flux des capitaux.
Selon le ministère fédéral de l’Economie, les décisions du gouvernement fédéral permettent d’endiguer les effets de la crise financière sur l’économie réelle. Toutefois, de l’avis du ministre de l’Economie Michael Glos, la solide économie allemande est mise à rude épreuve par la crise. Le gouvernement fédéral s’attend à une croissance économique de 1,7 pour cent en 2008; actuellement, il ne prévoit plus que 0,2 pour cent pour 2009.











